-6-

L'HISTOIRE DE COURNONTERRAL

Quatrième et dernière partie

 

 1521
François 1er ordonne la création de 3 foires annuelles et un marché toutes les semaines, le mardi, à Cournonterral.
1561
La réforme
Les guerres cultuelles vont durer 2 siècles.
1773 à 1780
Curé à Cournon, Jean-Baptiste Favre écrit sur les villageois et se plaint de ses conditions de vie et des coutumes locales: des fêtes épouvantables, des mystères affreux que le crime et la superstition célébraient autrefois pendant les saturnales et les orgies, des ménades en fureur qui, les cheveux épars, appellent les satyres.
1778
François-Etienne de Portalès, marquis de Vignolles réclame la jouissance des bois de Cournonterral et réclame de lourdes sommes d'argent à la commune. La répression durera de longues années. Après les brimades, les provocations des troupes du Vermandois, les fausses déclarations, les tentatives d'assassinat envers les gens du village, de la remise en question du four banal; la révolution française mettra partiellement un terme aux agissements du procédurier Portalès, on ne sais comment, il échappera à la guillotine.
10 Ans de conflits qui auront dévasté 2 siècles de travail et d'entretien sur les bois et forêts de Cournon: les Hubacs, le Grand-Pioch, Cabroliès, Farliès et les Grandes Combes; 25 Années de soins seront utiles à ce que les bois retrouvent leur splendeur.
Les villageois finiront par retrouver la possession de tout ce qui a été acquit des siècles auparavant par leurs ancêtres.
1893
Mévente de la production de vin, les villageois seront à l'origine des mouvements contestataires : les Pailhasses au secours de la viticulture. En 1907 ils rejoignent la grande manifestation de Marcellin Albert à Montpellier.


Depuis la nuit des temps, les gens de Cournonterral ont démontré qu'ils savaient se serrer les coudes quand le besoin s'en faisait sentir, ils ont démontré que l'union fait la force, ils ont démontré leur caractère de « Gaulois », hommes et femmes de Cournon de tous bords, de toutes classes, unis contre l'adversité.
Bientôt, dans le village, l'esprit de résistance de tous ces gens reviendra hanter les rues et ruelles du bourg...
Cvrnon, porte-toi bien !
FIN